Françoise D'HOUR est née à Lille en 1929, troisième d'une famille de 9 enfants. Son père, professeur de médecine à Lille1, est grand collectionneur et passionné par l'Art.
En 1952, elle épouse Bernard SCHMITZ, neuro-psychiatre et spécialiste français des états-limites (1925-2003); ils auront trois enfants.
Françoise SCHMITZ-D'HOUR a vécu entre Paris et la région de la Meuse, une région de campagne "apaisée" (pour reprendre le terme de son époux), ainsi que dans le Pas-de-Calais.
Venue tardivement à la peinture (en 1978), elle a étudié à l'Atelier Robert Baudry (rue de la Grande Chaumière, dans le 6ème arrondissement, à Paris) et a pris des cours de peinture & dessin enseignés par René Leidner.
Françoise Schmitz D'Hour a exposé de 1978 à 1994 au Salon d'Automne (Paris), au Salon des Indépendants (Paris), au Salon des Artistes français (Paris), au Salon de l'Art sacré (Paris), au Salon de l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs (Paris). Elle a participé à des expositions de groupes à Paris et en région parisienne.
Pour éviter toute ressemblance avec une artiste-peintre et femme-peintre homonyme, elle enregistrait souvent les toiles destinées aux expositions sous son nom de femme mariée, suivi de son nom de jeune-fille.
Françoise SCHMITZ-D'HOUR était sociétaire des Artistes Indépendants et des Artistes français.


En mars 1979, à l'occasion de la publication d'une critique dans La Revue Moderne des Arts et de la Vie, elle demande à son époux de rédiger une présentation de son style de peinture en art abstrait :
"Marquée par l'environnement industriel de son enfance, cernée par les pierres et l'élan brutal mais bouillonnant de l'univers parisien, apaisée dans le retrait transitoire d'une campagne marquée au coin d'une tradition non reniée, Françoise Schmitz tente successivement et encore contradictoirement d'accéder à la lumière conquise sur un monde intérieur fait de plages alternativement sombres et bruquement colorées, dans l'enchevêtrement de lignes acérées où se lit le désir d'un ordonnancement sans cesse en quête de dépassement pourtant toujours inscrit aux sources d'un enracinement où se puise un élan passionné".
Françoise Schmitz a su insuffler cet "élan passionné" à son entourage, puisqu'aujourd'hui deux de ses petites-filles suivent, chacune à leur manière, les traces de leur grand-mère maternelle: Elodie se destine à une carrière d'enseignante en Art Plastique à Toulouse; quant à Mathilde, elle fait preuve d'un réel talent en sculpture.
Mathilde, Elodie et Delphine,
petite-filles de Françoise Schmitz d'Hour
1- voir note n°2 en page contact

